Haaaaaaa Paris ! La Tour Eiffel, Montmartre, Le Louvre, les bistrots typiques… et les Parisiens. Nous vous proposons un classement des expressions populaires nées dans la capitale française.

Ça se bouscule au portillon

Autrefois, des poinçonneurs validant les titres de transport se trouvaient au niveau des portillons des quais du métro parisien ce qui formait une file d’attente. Cette expression est donc utilisée pour désigner une affluence forte et soudaine, que ce soit pour entrer dans un lieu ou pour obtenir un poste, une promotion, un service…

Midi pétante

“Sois là à midi pétante”, c’est-à-dire à midi exactement. En 1786, un petit canon solaire fut installé dans le ­jardin du Palais-Royal de la capitale. Une loupe permettait de concentrer les rayons du soleil pour enflammer la poudre du canon et produire une détonation à la mi-journée. Depuis, cette expression s’est étendue à toutes les heures de la journée.

On ne va pas attendre cent-sept ans

On emploie cette expression lorsqu’on trouve le temps trop lent, qu’une action prend trop de temps. Son origine est liée à la durée du chantier de Notre-Dame de Paris. Les Parisiens ont retenu 107 ans, même si en réalité le chantier dura plutôt entre 130 et 180 ans selon les phases d’avancement.

Se faire arrêter par les poulets

En 1871, la Préfecture de Police de Paris s’installe dans la caserne sur l’île de la Cité, construite sur l’emplacement de l’ancien marché aux volailles de la capitale. Dès lors, le sobriquet “poulet” pour désigner les agents de Police ne tarda pas à entrer dans le vocabulaire parisien. C’est la version officielle du Ministère de l’Intérieur

Faire la tournée des Grands-Ducs

Faire la fête, passer de bars en bars, dépenser sans compter … c’est ce que faisaient les Grands-Ducs russes à la fin du XIXe / début du XXe siècle lorsqu’ils étaient de passage à Paris pour des voyages d’agréments.

Payer en monnaie de singe

Payer dans une monnaie qui n’a pas vraiment de valeur, voire ne pas payer. Au Moyen-Age, il fallait payer une taxe pour emprunter le pont qui reliait l’île de la Cité à la rue Saint-Jacques à Paris. Seuls les jongleurs, forains ou bateleurs qui possédaient un singe capable de faire un numéro étaient exonérés. Ils payaient en quelque sorte la taxe en monnaie de singe.

Être charrette

S’emploie lorsqu’on a du retard, particulièrement au travail. Au 19e siècle, quand les architectes parisiens étudiant à l’École nationale supérieure d’architecture Paris-Malaquais avaient du retard dans leurs projets et devaient se déplacer, ils faisaient appel aux charrettes des vendeurs de rues colonisant la gare Montparnasse.

Métro, boulot, dodo

On utilise partout cette expression pour parler de la routine à un rythme effréné, mais c’est bien à Paris que son origine (et son sens) remonte. Ce jeu de mots fut inventé par le créateur de la librairie du Zodiaque occupant la rue Monsieur-le-Prince dans les années 1950-1960.

Entrer à l’œil

C’est-à-dire entrer gratuitement dans un lieu payant. Son origine remonte au début du XXe siècle quand la brigade de la Mondaine surveillait les maisons closes parisiennes. Ses inspecteurs portaient comme insigne un petit œil sur le revers de leur manteau qui leur permettait de rentrer sans payer dans tous les bars à prostituées de la capitale.

Ça passe crème

Très employée par la jeune génération, difficile d’en connaître l’origine et la signification est multiple. On peut la remplacer par “ça passe bien” ou “c’est impeccable”. Vous pouvez aussi essayer d’en comprendre le sens en chanson

Pour approfondir votre vocabulaire parisien, je vous invite à découvrir l’ouvrage de Dominique Lesbros “Ça se bouscule au portillon : mots et expressions cocasses ou pittoresques nés à Paris” aux éditions Parigramme.

Paris est une ville extraordinaire et cosmopolite. Vous y entendrez des expressions bien françaises mais aussi dans d’autres langues. Pourquoi ne pas profiter d’une visite, d’un séjour ou de votre CPF pour prendre des cours de langue à Paris ? Consultez le billet de notre blog qu’est-ce que c’est le cpf ? pour en savoir plus sur le financement de votre formation.